Phuttiphong Aroonpheng, Manta Ray

On a vu le trailer:

On s'est dit “waow! le disciple d'Apichatpong Weerasethakul est né!”

Ben on a été (un peu) déçu… Sans vouloir être méchant, c'est un peu un petit clone décevant du très grand, du très magistral Tropical Malady, qui est carrément l'un de mes, allons, disons, 10 films culte1). Je vois d'ailleurs que je n'ai pas fait de billet sur ce film magnifique, mais en 2004 je n'étais pas encore trop systématique sur ce blog. Par contre on l'a revu il y a quelques mois: pas une ride.

Comme l'a dit le fort sympathique réalisateur Phuttiphong Aroonpheng2) qui était là avant et après la représentation, “je ne suis pas très doué au niveau du scénario”, et Aroonpheng est sincère.

Par contre, un peu déçu seulement car il faut avouer que question photo, image et cadrage, ce jeune homme en impose, notamment cette mangrove qui hante mes nuits depuis trois jours3):

Phuttiphong, tu ne voudrais pas t'adjoindre les services d'un vrai scénariste steuplé? Car de belles images et un indéniable sens poétique, ça ne fait pas (encore) un bon film.

Avec un scénario bien filé… Possible que cet essai puisse bien se transformer en quelque chose de très convaincant.


1)
pour une liste complète envoyez-moi un petit mail ou alors ce sera un prochain billet
2)
ça se prononce comme ça s'écrit
3)
notez la belle opposition nuit/jour, ah, le style, le style!
  • billets/2019/0311manta_ray.txt
  • Dernière modification: 2019/03/11 18:15
  • par radeff