Philip Kerr, Les Pièges de l'exil

Au milieu des années 1950, Bernie Gunther est l’estimé concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, sous une identité d’emprunt qui le met à l’abri des représailles et des poursuites (il figure sur les listes de criminels nazis recherchés). Mais son ancienne activité de détective et son pays lui manquent. Pour tromper son ennui, il joue au bridge avec un couple d’Anglais et le directeur italien du casino de Nice. Introduit à la Villa Mauresque où réside Somerset Maugham, l’auteur le plus célèbre de son temps, il trouve enfin l’occasion d’éprouver quelques frissons : Maugham, victime d’un maître chanteur qui détient des photos compromettantes où il figure en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge, a besoin d’un coup de main… Très vite, la situation se corse, car Gunther est dangereusement rattrapé par son passé. Le roman offre un éblouissant portrait romanesque de l’écrivain, ancien espion de la Couronne, tout en entraînant le lecteur dans une machination palpitante.

Cette bizarre notice émarge de l'éditeur français

La XIe aventure de Bernie Gunther commence magnifiquement - du tout grand art - mais s'enlise ensuite dans un salmigondis d'espionnage relevé d'une sauce méditarréenne mal épicée.

Par chance, sur la fin, le grand Kerr retrouve ses classiques (on est pas loin du Lew Archer de Ross McDonald) et c'est tant mieux.

Surtout que Kerr nous a quitté cette année… C'est la fin de Bernie Gunther!

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  • Dernière modification: 2018/11/02 07:03
  • par radeff